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Ma première confession : le jour où j’ai laissé Dieu alléger mon cœur

  • Photo du rédacteur: Harmony Dumas
    Harmony Dumas
  • 12 déc. 2025
  • 4 min de lecture

Il y a un an, j’ai vécu quelque chose que je n’aurais jamais imaginé : ma première confession. Un moment qui m’a bousculée, fait pleurer, libérée… et qui, honnêtement, m’a changée.

Cet article, je l’écris pour ceux qui hésitent, qui ont peur, qui ne savent pas comment s’y prendre, et qui repoussent en se disant : « Mais qu’est-ce que je vais bien pouvoir raconter ? » « Le prêtre va me juger… » « Je n’ai pas envie de rouvrir des choses trop lourdes… »

Je me suis posé toutes ces questions. Et pourtant, je vous jure une chose : la confession a été l’un des plus beaux cadeaux de ma vie de foi.


Avant la confession : la peur de tomber (et une histoire de vélo)

Je vais être honnête : au début du catéchuménat, la confession me terrorisait. Je me disais : “Je n’ai rien à dire… Je me suis déjà pardonné mes erreurs… Et puis, je ne vais pas raconter ma vie à un prêtre !”

C’était faux. Très faux.

Mais j’avançais encore avec mes propres raisonnements, mes propres peurs. Et puis un jour, j’ai compris quelque chose de très simple : la foi, c’est comme apprendre à faire du vélo.

Au début, on tombe. On se fait mal. Certains arrêtent tout de suite et disent : “Jamais plus. Trop dangereux.”

D’autres insistent. Ils tombent encore, mais un peu moins. Ils apprennent. Ils découvrent la sensation de liberté. Ils finissent par faire du vélo tous les jours - même s’ils chutent encore parfois.

Moi, dans la foi, j’étais exactement ça : peureuse du premier coup de pédale. La confession, pour moi, c’était comme se lancer dans une descente raide sans trop savoir freiner.


Le moment qui a tout déclenché : Marie et les larmes

La veille de ma confession, j’ai voulu “réfléchir”. J’avais l’impression de jouer un rôle, de préparer un sketch. Rien ne venait, rien ne sortait. Alors je suis sortie marcher.

Notre Dame des ardents - Lagny-sur-Marne

Mes pas m’ont menée à Notre-Dame-des-Ardents, devant la statue de Marie. Je me suis agenouillée - ce qui ne m’arrive presque jamais - et j’ai commencé un “Je vous salue Marie”. Et là, un souvenir m’a giflée : j’avais dit du mal d’elle, en me moquant bêtement, par ignorance… ou par orgueil.

En y repensant, j’ai eu honte. Comment pouvais-je aimer Jésus… et mépriser sa mère ?

Je me suis effondrée en larmes. Et c’est là que tout m’est revenu. Pas par culpabilité, mais parce que Dieu, parfois, réveille notre mémoire pour nous guérir.

Des morceaux de ma vie, des blessures que j’avais enfouies, des paroles que j’avais dites, des actes dont je n’étais pas fière. Tout revenait par petites vagues. Pas pour m’accuser : pour m’éclairer.


L’enseignement qui m’a aidée : la feuille qui se plie

Lors d’un enseignement, le 2e jeudi du mois à la chapelle Saint-Joseph, le Père Maximilien a dit quelque chose qui m’a beaucoup parlé. Je le redis à ma façon :

La foi, c’est comme une feuille cartonnée : la première fois, c’est difficile de faire un pli. Mais plus on plie et déplie, plus la trace devient visible et facile.”

Plus on avance dans la foi, plus on reconnaît les signes du Saint-Esprit. Plus on fait confiance à Dieu, plus on voit le bien, la leçon, le chemin. Et plus on se rapproche de la paix intérieure.

Mais pour que la paix entre… il faut sortir ce qui nous pèse. Et c’est là que la confession devient essentielle.


La confession : ce moment où on parle vraiment à Dieu


la confession à Notre Dame des ardents

J’ai fini par m’asseoir devant un prêtre. J’étais tremblante. J’avais peur d’être jugée, peur d’être ridicule, peur de mal faire.

J’ai pleuré. Beaucoup. Presque tout le long. Et ce n’était pas grave.

Les prêtres ont des mouchoirs… ils ont l’habitude. Vous n’êtes ni les premiers ni les derniers à pleurer.

Ce moment, c’est un cœur à cœur avec Dieu. Le prêtre est un témoin, un canal, une oreille bienveillante. Il ne juge pas : il écoute au nom de Jésus.

Et quand tout est dit, quand tout est déposé… on repart léger. Vraiment léger.

Comme si quelqu’un avait retiré une pierre qu’on portait depuis trop longtemps.


Ce que la confession a changé pour moi

La délivrance du pardon

Depuis ce jour, quelque chose s’est apaisé en moi. Je ne dis pas que tout est parfait - loin de là. Je ne suis toujours pas totalement à l’aise à chaque confession. Mais j’en ressors toujours transformée, toujours renouvelée.

Je pensais que Dieu allait m’aider à oublier mes blessures. Il n’a pas fait ça. Il m’a aidée à les revisiter… et à les pardonner.

La confession, ce n’est pas effacer : c’est permettre à Dieu de remettre de la lumière dans ce qui était sombre.



Un mot pour ceux qui hésitent encore

Si vous vous dites :

  • “Je n’ai pas envie de déranger un prêtre…”

  • “Je ne sais pas quoi dire…”

  • “J’ai trop honte…”

  • “Ce n’est pas pour moi…”

Je vous le dis avec tout mon cœur : allez-y quand même.

Les prêtres seront contents de vous écouter, parce que c’est Jésus qui veut vous entendre. Et Jésus veut votre paix.

Certaines confessions nous laissent dans la joie, d’autres nous secouent un peu, d’autres encore demandent du temps pour être comprises. Mais Dieu agit toujours, même si on ne le sent pas sur le moment.


Samedi 13 décembre : osez le premier pas


Ce samedi, c’est la Journée du Pardon. Tous nos prêtres seront là pour vous accueillir. Venez comme vous êtes, avec vos doutes, vos peurs, votre fatigue, vos blessures.

Laissez Dieu vous redonner un cœur neuf pour Noël.

Si vous ne savez pas comment ça se passe, je vous ai préparé un guide simple :

Vous pouvez aussi lire le magnifique livre du Père Gaspard Craplet, Joie de la confession (Éditions Yeshoua)

Et pour aller plus loin, une vidéo très claire et touchante : 👉 « J’ai trop honte de me confesser » – Famille Chrétienne



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